Baisse de 25 % de la CTA
La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) est une taxe intégrée à la facture d’électricité. Elle sert à financer une partie des retraites des agents des industries électriques et gazières, notamment celles liées aux réseaux de transport et de distribution.
Calculée sur la part fixe du tarif d’acheminement, la CTA est payée aussi bien par les particuliers que par les professionnels. À partir du 1er février, cette contribution va diminuer de 25 %, entraînant une baisse mécanique de la facture d’électricité. Pour les entreprises fortement consommatrices d’énergie, l’économie peut atteindre environ 200 euros par an, tandis que pour les ménages, l’impact restera plus modeste, de l’ordre de quelques euros.
Une baisse aujourd’hui, une hausse demain ?
Si la facture va bien diminuer dès le 1er février grâce à la baisse de la CTA, cette accalmie pourrait être de courte durée. En effet, plusieurs signaux laissent penser que les prix de l’électricité pourraient fortement remonter à l’avenir.
Des consommateurs plus vulnérables aux fluctuations du marché
Jusqu’à récemment, les Français bénéficiaient d’un mécanisme appelé ARENH, pour Accès régulé à l’électricité nucléaire historique. Peu connu du grand public, ce dispositif permettait aux fournisseurs d’acheter une partie de l’électricité produite par le parc nucléaire français à un tarif encadré, bien inférieur aux prix du marché.
Grâce à ce système, les fournisseurs pouvaient proposer des offres plus stables et moins chères, même en période de tensions sur les marchés de l’énergie. Mais la disparition de l’ARENH a changé la donne. En début d’année, l’UFC-Que Choisir alertait déjà sur les risques d’une hausse marquée des factures, évoquant un impact potentiellement « catastrophique » pour les consommateurs.
Pour l’instant, les prix de gros de l’électricité restent relativement contenus, ce qui permet de limiter la casse sur les factures. Mais en cas de retournement du marché, les consommateurs pourraient subir de plein fouet une augmentation des tarifs, désormais sans le filet de sécurité qu’offrait l’ARENH. La baisse annoncée de la CTA apparaît donc comme une bouffée d’oxygène temporaire, dont les effets pourraient être rapidement neutralisés par une future flambée des prix.
